De Sémira Adamu à Oumar Dansokho, la politique de migration belge tue toujours!

Communiqué de presse O7/O4/2015

De Sémira Adamu à Oumar Dansokho, la politique de migration belge tue toujours!

La Coordination des Sans-Papiers de Bruxelles fait appel à une manifestation ce mardi 7 avril 2015, contre la politique de migration qui a poussé deux personnes à l’acte ultime de désespoir: le suicide.

Jeudi passé, le 2 avril 2015, au centre fermé à Merksplas, Benamar, 42 ans est retrouvé pendu par des codétenus.
Le jour même Oumar Dansokho, 25 ans, s’est immolé dans les locaux de Fedasil. Il est décédé le lendemain à l’hôpital militaire de Neder-Overheembeek.

Nous avons bien connu Oumar Dansokho, il participait régulièrement à nos manifestations hebdomadaires devant le cabinet du secrétaire d’état Theo Francken. Il a fait une demande d’asile en 2008. Ce jeudi noir, il s’était rendu à Fedasil pour demander une aide médicale.

Benamar était en Belgique depuis 16 ans, il n’avait plus aucune attâche au Maroc. Il s’est retrouvé au centre fermé à Merksplas il y a 2 mois. En apprenant que la deuxième tentative pour l’expulser était imminente, il avait commencé une grève de la faim et finalement a mis fin à ses jours.

Oumar Dansokho a fait un geste fort. S’il a choisi de s’immoler à Fedasil c’est bien parce qu’il voulait s’adresser à une adminstration. Cette administration exécute la politique de migration qui refuse de reconnaître la souffrance et le désespoir des sans-papiers. Il a voulu dire « regardez-moi mourrir, regardez la conséquence de votre politique inhumaine ».

Quand les codétenus de Benamar ont exigé des explications sur sa mort, et surtout de prendre connaissance de la lettre que Benamar avait laissé, ils ont été mis au cachot. Nous aussi nous exigeons d’avoir accès à cette lettre, nous n’accepterons pas la tentative des responsables politiques ou administratifs d’étouffer cette affaire!

Ce mardi 7 avril nous marcherons en silence et nous amènerons symboliquement deux cerceuils à l’Office des Étrangers et au cabinet de Theo Francken. Rdv à 11h à l’Avenue du Port 53.

Ce jeudi, le 9 avril 2015, nous reviendrons à l’Office des Étrangers et au cabinet de Theo Francken et nous ne quitterons pas sans la lettre et sans explications sur les circonstances qui ont poussé les deux victimes a ces actes ultimes de désespoir.

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